Prenons, par exemple, les biscuits fourrés. Il en existe une grande variété. Ces différents biscuits sont le plus souvent proposés sous un suremballage plastique. Sous ce suremballage, de multiples formats possibles : biscuits fourrés emballés en portions individuelles et vendus en conditionnement de 150 g à 400 g, ou biscuits vendus en plus gros paquets de 300 ou 500 g.
Sans surprise, les plus grands formats génèrent moins de déchets à l'unité de consommation que les plus petits formats, et les emballages sous formats individuels produisent évidemment le plus de déchets. Néanmoins, et cela peut surprendre, ces derniers présentent également le plus grand pourcentage de fraction d'emballage faisant l'objet d'un recyclage.
Ainsi, l'offre "minimum déchets" à l'achat ne sera pas nécessairement celle qui, après consommation, sera la plus intéressante pour l'environnement. Inversement, l'offre "maximum déchets" ne produira pas inévitablement, in fine, davantage de déchets qu'une autre, moins gourmande en emballage.
La preuve ? L'offre "minimum déchets" pour nos biscuits fourrés est conditionné sous un emballage plastique pesant au total 4,9 g. L'offre "maximum déchets", elle, se présente sous la forme d'un emballage de 10 x biscuit pockets, composés de carton et de film plastique et pesant, en tout, 49 g, soit dix fois plus que l'offre "minimum déchets". Spontanément, on aurait tendance à estimer que l'environnement pâtira davantage de la seconde offre que de la première. En réalité, les deux offres auront exactement le même impact.
Comment cela se fait-il ? Les 4,9 g de l'emballage "minimum déchets" étant constitués de plastique, ceux-ci sont entièrement non recyclables. Quant à l'offre "maximum déchets", elle est constituée, à concurrence de 90%, de carton recyclable. Reste donc 10% d'emballage (plastique) non recyclables, soit 4,9 g, soit encore pile-poil le même poids que l'offre "minimum déchets" !
Autre exemple : 500 g de yaourt conditionné dans un pot en verre pesant un peu plus de 278 g (plus de la moitié du poids du yaourt lui-même, donc), générera virtuellement près de 70 g total de déchets par "unité de consommation", c'est-à-dire chaque fois que l'on s'en servira. La même quantité de yaourt conditionnée dans un pot en plastique de 13 g (beaucoup plus léger que le pot en verre), produira, lui, seulement 3,3 g de déchets par unité de consommation (par portion consommée). Soit 21 fois moins que le pot en verre. A priori, donc, le conditionnement en plastique paraît plus recommandable que celui en verre. Fausse impression, évidemment. Pourquoi ? Parce que le pot en verre est recyclable, au contraire du pot en plastique. Ainsi, au total, le pot en plastique produira 3,3 g de déchets par unité de consommation, pour seulement 0,9 g pour le pot en verre.
En conclusion, le consommateur soucieux de produire le moins de déchets possible sera certes attentif au poids total de l'emballage du produit qu'il convoite, mais également – surtout-, au poids de la fraction de l'emballage qu'il ne sera pas possible de recycler. Tout ceci vous paraît compliqué ? Rassurez-vous, ce ne l'est pas : généralement, il vous suffira d'un peu de bon sens pour faire la différence. Et, après la lecture de l'étude "suremballage" de l'OBCD, ces notions n'auront plus pour vous le moindre mystère...
Etude complète : Etude suremballage.

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