Fini les pêches miraculeuses !
Thématique Consommation durable         Publié le : 11/11/2011
Catégorie: Article

Oser de nouvelles espèces

Que faire, dès lors, en tant que consommateur responsable ? Les nutritionnistes recommandent de consommer du poisson deux fois par semaine. Ainsi, on garde toutes ses chances de rester en-deçà des seuils admissibles d'ingestion de mercure ou de dioxines, deux types de polluants maritimes qui se concentrent surtout dans les poissons gras et de grande taille. Le mieux est de varier les espèces et d'oser arpenter des chemins moins connus, c'est-à-dire de s'affranchir des grands classiques de l'assiette que sont les cabillauds, saumons, harengs et autres soles. En raison de leur succès commercial, ces espèces sont devenues très fragiles à l'état sauvage et/ou font l'objet d'élevages qui posent de graves problèmes environnementaux. Ainsi, les espèces élevées en pisciculture ou en mariculture le sont souvent via des procédés industriels qui, pour être rentables et respecter les normes d'hygiène, ont recours à l'usage préventif et systématique d'antibiotiques et de pesticides.

Poissons d'élevage : prudence !

En outre, l'alimentation principale des poissons d'élevage consiste en… farines et huiles de poisson. On pourrait croire qu'il s'agit là d'une forme de 'recyclage' de millions de petits poissons et autres habitants de la mer qui, souvent broyés par les filets, sont rejetés à la mer par les pêcheurs. Il n'en est rien. Ces jeunes poissons qui, pour certaines espèces, ne peuvent normalement pas être pêchés en-dessous d'une certaine taille, constituent la base d'un écosystème complexe et, à ce titre, l'avenir de la pêche. C'est vivants qu'ils doivent hanter les mers, jouant ainsi pleinement leur rôle de reconstitution des stocks à moyen et à long termes. On sait aussi, à propos de notre santé, que de plus en plus de poissons sont nourris à l'huile de palme, une variante à l'huile de poisson qui n'arrange rien, ni sur le plan environnemental (la palme, en Asie, est exploitée au détriment des forêts et des tourbières), ni sur le plan nutritionnel (un poisson d'élevage comme le pangasius, fréquent dans nos étals, ne contient dorénavant presque plus d'omega 3 mais est criblé de graisses saturées).

Les alternatives de pointe

Que faire, dès lors que l'élevage n'est pas la solution miracle ? Outre l'intérêt écologique, varier les espèces consommées présente un autre avantage : elles sont souvent moins chères. La découverte d'une nouvelle espèce, si elle est bien préparée et assaisonnée, peut ravir les palais les plus exigeants. Dans les étals des poissonniers, évitons, chaque fois que possible, les poissons qui nous semblent trop petits, car ils risquent de ne pas respecter la taille minimale de capture. Les poissons estampillés MSC (Marine Stewardship Council) peuvent également être conseillés : ce label signifie qu'ils ont été élevés selon des critères sociaux et environnementaux exigeants. Dommage qu'à ce stade seules quelques espèces soient disponibles en Belgique, mais il faut reconnaître qu'elles le sont de plus en plus dans les grandes surfaces. Lorsque le label MSC est apposé sur une espèce sauvage (et non d'élevage), c'est que d'autres critères sont respectés : l'état satisfaisant du stock de l'espèce concernée, la maille suffisamment grande des filets, la technique de récolte qui ne « ratisse » pas le fond de la mer, etc…

Les poissons estampillés « bio » commencent également à faire leur apparition dans les étals. L'apposition de ce label signifie qu'un cahier des charges très strict a du être respecté par l'éleveur, impliquant notamment l'absence de pesticides. Enfin, dans quelques mois, on devrait voir apparaître une initiative encore plus pointue : un label de durabilité sur les élevages, baptisé ACS (Aquaculture Stewardship Council), incluant des critères environnementaux et sociaux. Dans un premier temps, il portera sur 12 espèces maritimes. Plus encore qu'hier, il faudra adopter de nouveaux réflexes d'achat. Plus observateurs, plus critiques, plus responsables.

Le CRIOC a réalisé le calendrier des poissons

Email :
Mot de passe :
Inscrivez-vous et accédez à toutes les infos du CRIOC !
Mot de passe oublié? cliquez ici
Abonnez-vous è la newsletter de Bruxelles Environnement
:
:



Additifs
Alimentation
Alimentation biologique
Allergènes
Commerce équitable
Culture intégrée
Déchets d'emballage
Eau minérale
Environnement
Frigos
Gaspillage
Légumes de saison
OGM's
Pesticides
Points de vente bio
Préparation des aliments
Préservation des aliments
Produits locaux
Surpêche
Transport des aliments
Valeur nutritive


L'eau du robinet est moins potable que l'eau en bouteille

Vrai - Faux


 
     
Découvrez nos services RSS et Podcasts.
Comment ça fonctionne? Inscription aux services

 
 
L'Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable est un partenariat entre le CRIOC et Bruxelles Environnement, soutenu par la Ministre de l'Environnement, de l'énergie et de la politique de l'eau. 
  Bruxelles-EnvironnementRégione de Bruxelles CapitaleCrioc - Votre centre de recherche et informations des organisations de consommateurs