De plus, les collisions entre les vaisseaux de pêche et les petites embarcations coûtent régulièrement des vies humaines, a déploré un pêcheur sénégalais venu témoigner de la situation. Il faut savoir que certains poissons se font rares dans les eaux européennes et certaines espèces sont protégées; de ce fait, les réserves sont maigres et c'est la raison pour laquelle les bateaux de pêche européens viennent pêcher dans les eaux étrangères. D'où ils en ramènent près d'un quart des 1,2 million de tonnes qu'ils pêchent annuellement.
Greenpeace dénonce une concurrence déloyale entre ces énormes vaisseaux de pêche et les fragiles embarcations des pêcheurs locaux évoquant le fait que ces derniers sont obligés de naviguer plus loin et plus longtemps pour finalement ramener moins de poissons qu'il y a dix ans. Le commerce devient difficile et les conséquences sont encore plus lourdes lorsque la population est privée de poissons.
Greenpeace et les pêcheurs africains ont rencontré la commissaire européenne de la pêche mardi, pour réclamer un accord de partenariat avec l'Union européenne qui prenne en compte les communautés vivant de la pêche. "Tous les pays européens sont concernés, même ceux qui n'ont aucun bateau dans les eaux africaines, comme la Belgique. Les Belges aussi mangent du poisson pêché là-bas", a insisté Greenpeace. Le CRIOC estime qu'il est nécessaire de mettre en place une politique volontaire d'accompagnement dans le but de soutenir les pêcheurs locaux avant qu'il ne soit trop tard.
Pour le CRIOC cette dénonciation pose la question fondamentale de la surexploitation de la pêche. Qui ici montre ses conséquences à partir du moment où les espèces locales sont menacées et que la population n'a plus rien à se mettre sous la dent.
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