Entre-temps, la liste des conséquences néfastes du changement climatique ne fait que s'allonger. C'est ce qui ressort d'une enquête récente réalisée par des chercheurs américains et français, ceux-ci démontrent que la fonte de la banquise sur le pôle Nord provoque des concentrations plus élevées de mercure, une substance toxique dans l'environnement.
En effet la glace arctique joue un rôle de tampon dans le système biogéochimique du pôle Nord. Elle veille à ce que les substances polluantes soient dispersées et diluées dans les eaux des océans. Suite au réchauffement climatique, cette banquise est en train de fondre plus rapidement ce qui réduit le tampon à grande vitesse. Résultat : les chercheurs ont constaté une teneur inquiétante de mercure, qui dans l'atmosphère arctique, s'oxyde et se dépose sur la neige et la glace. Lors de la fonte, elle peut se transformer en une toxine (CH3Hg) qui sera ingérée par les organismes vivants, dans les œufs des guillemots de Troï (une espèce d'oiseau local) et tout au long de la chaîne alimentaire.
Cette substance présente donc une menace pour la vie arctique et les scientifiques annoncent que cette situation ne s'améliorera pas dans les années voir les décennies à venir.
Pour le CRIOC ceci montre, comme si c'était encore nécessaire, que les conséquences du réchauffement climatique s'observent tous les jours et qu'il convient, par conséquent, d'orienter nos modes de consommation vers une consommation plus durable. C'est pourquoi, le CRIOC lance un appel aux autorités publiques pour qu'elles prennent des mesures constructives le plus rapidement possible et sur une échelle la plus large possible. Le CRIOC leur demande de continuer à investir dans des mesures qui contribuent à la durabilité de notre société de consommation. |