Les deux groupes d'escargots sont tous deux munis d'appareils à fibres optiques pouvant mesurer leur rythme cardiaque et leur motricité. Plus l'air est pollué, plus le cœur et la respiration des escargots s'accélèrent. De plus, la lenteur de l'escargot facilite l'observation.
Ce type d'escargots n'a pas été choisi par hasard ; non seulement ils possèdent des poumons, ils mesurent jusqu'à 20 centimètres de long et possèdent une coquille à laquelle l'équipement a été fixé. Cette pratique a été élaborée par l'Académie des sciences russes sans préciser son coût.
Ce n'est pas la première expérience de ce type pour Vodokanal, la société faisait déjà parler d'elle en 2005, à cette époque, c'était des écrevisses qui avaient été utilisées pour contrôler la qualité de l'eau dans la Neva, un fleuve de Saint-Pétersbourg. Mais Greenpeace n'est pas convaincue de l'utilisation de mollusques pour contrôler ni la pollution ni l'eau. L'Organisation se dit sceptique et demande à la société Vodokanal des résultats, des preuves que cette technique est mesurable. Une entreprise qui n'est pas transparente selon Greenpeace qui a déjà tenté d'obtenir, l'année dernière, l'accès à la station d'épuration ainsi des échantillons d'eau, mais sans succès.
Le CRIOC félicite la société des eaux de Saint-Pétersbourg de se soucier de la toxicité de l'air et d'évaluer la pollution émise par une usine. Néanmoins, le CRIOC regrette que ces techniques d'évaluation, pour le moins originales, soient aussi peu transparentes. Le CRIOC estime en effet que si des résultats prouvant son efficacité étaient divulgués, cette méthode pourrait être utilisée par d'autres.
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