L'utilisation des phosphates a été interdite dans les lessives ménagères, mais pas dans les détergents de lave-vaisselle et dans les produits du secteur professionnel. Cette décision se justifierait par la recherche d'un bon équilibre entre ce qui est économiquement faisable et ce qui est bon pour l'environnement. De plus, les détergents à teneur en phosphates figurent parmi les principales sources de rejet des phosphates dans les eaux, derrière l'agriculture et le traitement des eaux usées.
Le pourcentage de rejet des détergents est colossal puisque 60% des rejets seraient liés aux lessives ménagères. Du coup, les rejets émis par les détergents de lave-vaisselle (30%) et par les réseaux professionnels (8%) sont considérés comme secondaire. D'après la Commission européenne, le secteur professionnel est déjà soumis à des contraintes très strictes en matière de rejets.
Il faut savoir que si les phosphates augmentent l'efficacité du lavage, ils sont largement responsables, avec les nitrates, du développement d'algues et des phénomènes de "marées" vertes ou rouges. Ils sont aussi à la source de la dégradation de la qualité des eaux. Enfin, leur élimination dans les stations d'épuration des eaux coûte très cher. Décision vivement critiquée par l'ONG de défense de l'environnement WWF et par le CRIOC qui appellent les 27 gouvernements européens et les eurodéputés à soutenir une interdiction des phosphates pour tous les usages.
Pour le CRIOC, dans la mesure où des alternatives existent, il n'y a aucune raison valable pour que les phosphates continuent à polluer notre environnement.
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