La mission de la filiale belge est de récupérer la boue issue du traitement des eaux usées pour en isoler une bactérie, la PHA (PolyHydroxyAlkanoates), qui servira de base à la fabrication d'un plastique biodégradable.
Il s'agit pour l'instant d'un prototype, d'un test de qualité ; si celui-ci s'avère positif, le produit finalisé pourra être utilisé industriellement. Actuellement, le procédé d'épuration des eaux usées de la capitale permettait déjà de récupérer du gaz méthane utilisé directement dans le processus d'épuration, ce qui réduisait déjà considérablement la consommation d'énergie. Le concept semble prometteur, en matière d'environnement, si l'on peut aussi récupérer de la boue du traitement des eaux usées.
Le coût de cet investissement s'élève à 500 000 euros, mais constitue une première mondiale dans le secteur de l'environnement.
Le CRIOC souligne l'ingéniosité du projet qui tend à préserver notre environnement, mais tient à préciser que le processus se base sur la "fermentation" des matières organiques issues des boues de station d'épuration. Et qu'il faut savoir que les boues de station d'épuration contiennent certes des matières organiques, mais aussi et surtout des matières minérales: ce n'est donc qu'une petite portion du déchet qui est valorisée par cette filière.
|