Papier absorbant, peintures et vernis, nettoyants pour sols, produits lave-vaisselle et même des téléviseurs, en passant par les articles textiles et les lieux d'hébergement touristique (la plupart en Italie, Danemark, Autriche et Pays-Bas)!
Ils sont aujourd'hui plus de 2.000 produits en Europe, dans 23 catégories différentes (dont onze sont représentées en Belgique), à avoir reçu l'écolabel européen, symbolisé sur l'emballage ou sur le lieu par une fleur dont la corolle est ceinte des étoiles européennes. Label écologique reconnu par tous les pays membres de l'Union, né voici plus de 15 ans, en 1992, d'un règlement communautaire, le petit label devenu grand semble avoir réussi à s'imposer comme une référence. Mais qu'est-ce qu'il signifie concrètement?
L'écolabel, qui ne concerne pour la Belgique que 298 produits, est, en clair, un label attribué aux produits qui ont un impact limité sur l'environnement, à chaque étape de leur cycle de vie : cela va donc de l'extraction des matières premières jusqu'à la mise en décharge finale, en passant par la distribution (donc le conditionnement, l'emballage) et son utilisation. Pour chacune des catégories, des cahiers des charges stricts concernant l'impact sur l'environnement sont définis régulièrement, sans pour autant oublier les exigences au niveau de la qualité des produits. Ces critères sont définis de façon à ce que 30% au maximum des produits présents sur le marché puissent recevoir l'écolabel au moment de leur entrée en vigueur et que les critères deviennent plus stricts d'année en année. Le label reste et restera limité à ce pourcentage, pour ne pas le galvauder.
Les cahiers des charges, une fois adoptés par vote au sein du CUELE (comité de l'Union européenne pour le label écologique), sur la base d'études scientifiques, sont publiés au journal officiel des Communautés et les producteurs et fabriquants de produits sont alors libres de poser leur candidature et de demander le label.
Attention, le Cuele ne plaisante pas ! Les critères qu'il propose et qui seront approuvés par les Etats membres, seront révisés tous les trois à cinq ans. Et le plus souvent, ils seront rendus plus restrictifs, car le but est que les producteurs de produits labellisés ne s'endorment pas sur leurs lauriers, mais continuent de veiller aux performances écologiques de leurs produits. Dans un premier temps, c'est au fabriquant de produire les résultats des tests certifiant que son article est conforme aux critères écologiques requis. Ensuite, il subira une vérification approfondie qui peut même passer par un audit de l'usine de production! Prenons l'exemple des chaussures : l'emballage devra être constitué de 80% de carton recyclé, tandis que pendant la production des normes strictes sont fixées pour la réduction de la pollution de l'air et de l'eau avec traitement des eaux résiduaires des tanneries...
Une toute nouvelle version du site www.ecolabel.be, vient d'être lancée par le Service Public Fédéral Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement. Le consommateur y trouvera la liste complète des produits écolabellisés vendus sur le marché belge.
Une fleur qui a donc toute son importance dans la vie d'un consommateur avisé, d'autant plus que toutes les enquêtes prouvent qu'il place désormais les initiatives écologiques et durables au centre de ses préoccupations. Ainsi, en avril dernier, une enquête conduite auprès de 27.000 Européens dévoilait que pas moins de 70% des Belges (et 72% des Européens), estiment que la présence d'une étiquette précisant l'empreinte carbone des différents produits de consommation courante devrait être rendue obligatoire à l'avenir (sondage Eurobaromètre de la Commission européenne).
Il s'agirait d'une étiquette qui indiquerait la quantité totale de gaz à effet de serre émise par un produit durant son cycle de vie entier (exemple : l'acheminement de fraises d'Espagne...).
Le sondage montrait aussi que 46% des Belges sont carrément favorables à l'imposition d'une taxe sur les produits polluants 87% des Belges sondés avancent enfin qu'ils tiennent compte de l'environnement lorsqu'ils font leurs courses et 62% font confiance aux garanties écologiques avancées par les fabricants. Malheureusement, cette enquête révèle aussi que l'écolabel européen, qui doit guider le consommateur vers les produits les plus respectueux de l'environnement, n'est connu aujourd'hui que par 37% des Européens, et 36% des Belges seulement...
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