Une consommation de plus en plus problématique!La consommation de boissons sucrées augmente dans tous les segments de la population. Les ménages belges y consacrent d'ailleurs une part croissante de leur budget. Conséquences? Une contribution aux problèmes de surpoids et d'obésité. Les boissons sucrées portent bien leur nom: elles contiennent souvent plus de 10g de sucre par 100ml. N'offrant aucune valeur ajoutée sous forme de vitamines ou de minéraux, elles participent par contre grandement à l'apport de calories. Prenons le cas d'un jeune enfant, qui devrait consommer 1800 kcal par jour, dont 10% sous forme de sucres simples. Pour ne pas dépasser cette dose, cet enfant peut boire au maximum 428 ml de boisson sucrée par jour. Or les cannettes "classiques" contiennent déjà 330 ml. La situation est particulièrement préoccupante chez les jeunes qui ne boivent pas suffisamment et consomment trop de boissons sucrées. Entre 15 et 18 ans, ils ne consomment en moyenne que 0.73 litres de boisson, dont 0.45 litres de limonade, soit 2 fois plus de boissons sucrées que l'ensemble de la population. De plus, ces boissons sont aussi composées d'eau, d'acide, d'édulcorants, d'arômes et d'une série d'additifs. Nombreuses de ces substances posent question en termes de santé. C'est le cas de l'acide qui, comme le sucre, participe à la formation de caries dentaires, ou de la caféine qui peut provoquer des problèmes d'insomnie et d'agitation chez les enfants. Boisson sucrée = emballage, transport, stockageChaque étape du cycle de production des boissons sucrées a un impact environnemental, que ce soit la production des matières premières et de la boisson, l'embouteillage, le transport ou la distribution des produits finis. Ainsi, juste pour la production d'un litre de Coca-Cola en Belgique il faut 2.6 litres d'eau et 600 kilojoules d'énergie, ce qui correspond à une émission d'environ 70g de CO2. Cet impact est encore plus important ailleurs: en Inde, Coca-Cola a besoin de 9 litres d'eau pour produire la même quantité. Or, chaque jour, on consomme dans le monde 240.000.000 litres de Coca-Cola, et ce, sans compter les boissons des autres marques. Après consommation, il subsiste de très nombreux déchets d'emballage. Ainsi, 45% du tonnage des emballages mis sur le marché sont, selon Fost Plus, des emballages de boissons. Heureusement, la plupart sont collectés et recyclés. Boissons sucrées et impact sociétalL'impact de la production et de la consommation des boissons sucrées est aussi sociétal. Les grandes multinationales, installées partout dans le monde, détiennent un part du marché importante. Dans les pays en développement, bien qu'elles veillent à leur image, elles sont parfois accusées de non respect des droits de travailleurs et de causer des problèmes d'approvisionnement en eau pour les populations locales. La présence de ces marques partout (24.220 distributeurs de boissons rien que dans les écoles en 2004) suscite également des questionnements. Ne serait-il pas utile de développer des politiques globales et cohérentes qui associent santé publique, gestion de l'environnement et protection des travailleurs et des consommateurs? Alors, que boire cet été?Il ne s'agit pas ici de bannir la consommation de boissons sucrées mais d'en diminuer la quantité. L'eau reste la boisson désaltérante par excellence, surtout l'eau du robinet, économique et sans déchet d'emballage. On peut la mettre au frigo pour la rafraîchir, ou y ajouter quelques goutes de jus de citron. Et, pour ceux qui ne peuvent se passer des bulles, il est possible d'acheter des appareils qui fabriquent de l'eau pétillante à partir de l'eau de distribution. En diminuant sa consommation de boissons sucrées, le consommateur aura un impact positif sur votre santé et votre environnement! Lien vers l'étude de l'Observatoire Bruxellois de la Consommation Durable: Vive l'été, sans boisson sucrée. |